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Idalio Fialho

Idalio Ângelo Fialho da Assunção was a Portuguese internationalist politician. Son of Vitorino Fialho da Assunção and Marianna Ângelo, he was born in Moura, Portugal, and spent his childhood at Santo Aleixo da Restauração, until hardship drove the family to migrate to the capital, Lisbon.
The family was of republican background, enamored of the Age of Enlightenment (Voltaire) and the anti-clerical and cooperative traditions of the Alentejo. It was quite natural that they were active in the Portuguese Communist Party (PCP) and to anti-fascist movements.
Idalio quickly plunged into clandestine activism. Dumping tracts onto Lisbon from hilltops, acting as a suitcase carrier, he then took advantage of a job for a pharmacy giving people shots at home, acting as a go-between and an explosives-making apprentice.
He became involved in the creation of a labor union for maids, servants, and cooks.
Fingered by an ex-girlfriend, he was was arrested and interrogated by the political police, PIDE. His punishment was military service. On arriving at the base at Beja, he learned that he would be sent to the colonial war in Africa.
In 1966, with his comrades, he fled from the base (with weapons and baggage), and crossed Portugal (with the help of the PCP and the Unity and Revolutionary Action League (LUAR), where he had some responsibilities) and Span (with the help of the ETA) to reach the Pyrenees. He was met by Aurélien, then went on to Paris where he met up with Portuguese exiles.
Ils partagent une piaule près de Notre-Dame, à coté de la Garde Républicaine (où ils "se servent" de temps à autre en bidon de lait).
Chacun dort à tour de rôle. Parmi eux, certains des plus illustres membres de la résistance et de futurs politiciens.
Idalio est en relation avec la CIMADE et France Terre d'Asile, comme avec Service Civil International-AUI. Des amitiés se nouent avec les militants communistes et internationalistes français. Très vite il est repéré par le militant internationaliste du réseau Solidarité. Ils militerons ensemble jusqu'à l'assassinat de Curiel. Rencontre avec , qui aurait approuvé le travail des militants de Solidarité, mais ne pouvant le dire publiquement et recommandant aux membres du de ne pas avoir leur carte au parti pour "porter les valises" sans porter tort au parti.
Idalio intègre un bureau d'études, pui l'imprimerie coopérative ReproRapid/ IMP Repro (à Paris 9ème), où de nonbreux éxilés de pays fascistes se retrouvent (chiliens, argentins, uruguayens, péruviens, togolais, etc.)
C'est ainsi qu'il accède à la carte de résident (y compris avec l'aide de réseaux gaullistes solidaires de son combat antifasciste).
1968 Les portugais se réunissent dans le Café Luxembourg pour former leurs réseaux de résistance et préparer la Révolution des Oeuillets, ce qui n'est pas très habile pour des militants clandestins. Dans ce café Catherine LANGE s'éprend d'Idalio. Son premier acte de résistance étant de chipper une boite de conserve (dans le placard de sa grand-mère (habitant Bld du Luxembourg) pour nourrir les portugais affamés. Elle entre au PCF. Catherine LANGE et Idalio se marient en 1970.
Entre 1966 et les années 70. Idalio participe à l'organisation des réseaux de résistance à la dictature portugaise de Salazar, en France, en Europe, mais aussi avec l'Algérie libérée qui accueille Radio Portugal Livre. Idalio sera reçu par le Premier Président de l'Algérie. Lequel remerciera Henri Curiel et son réseau, le soutiendra financièrement à son tour.
Idalio participe à l'organisation du réseau d'associations communautaires portugaise en Ile-de-France. Il participe à la défense des droits des travailleurs portugais en France, ainsi qu'à des films sur les bidonvilles portugais en banlieues. Il est ami de José(Zeca)Afonso (aussi membre de la lUAR).
A Paris, il participe au combat internationaliste avec les réfugiés politiques d'autres pays du monde dans une seule et même lutte mondiale. l'émancipation des peuples. Palestiniens, Kurdes, Turcs, Togolais, Uruguayens, Argentins, Chiliens... Auprès d'Henri Curiel, il favorisera toujours la rencontre, l'entraide politique et logistique entre résistants et révolutionnaires (accueil d'urgence des réfugiés en France, cours de maquillage, de faux papiers, de comédie, d'habillage, de combat, de tactique, financements et imprimeries, etc.). L'objectif étant d'unifier les résistants au-delà leurs divergences face à leur adversaire unique et commun. Par exemple des kurdes divisés en plusieurs pays et plusieurs partis de gauche et d'extrême gauche. De même que les Chiliens (entre le PS, le PS marxiste, le PCC et le MIR).
Idalio aurait aidé Henri Curiel à ce que se réalisent les premières rencontres entre Israéliens et Palestiniens.
Un premier mai, des villes de la marge sud du Tage n'a plus d'électricité. La LUAR ayant détruit au plastique des pilônes, des milliers d'ouvriers chôment et peuvent discuter, lire les tracts diffusés. Idalio fera plusieurs va-et-vient clandestins pour des actions coup de poing ou pour préparer la révolution. De nombreux agents de la compagnie Air Portugal et des chemins de fers espagnols et portugais sont entrés en résistance ou bien ferment les yeux.
Idalio revient dès que possible à Lisbonne avec la chute de la dictature. Il est nommé capitaine par Otelo Saraiva de Carvalho en 1974. Il intègrera le COPCON (commandement militaire), mais refusera un poste de secrétaire d'Etat du gouvernement provisoire (PREC). Divorce avec Catherine LANGE.
Les groupes de résistance pluralistes (LUAR) éclatent avec la trahison de Mario Soares et de certains de ses amis (lié à la CIA) s'alliant avec la droite pour bloquer le processus révolutionnaire. Avec les élections législatives, le Portugal entre dans le concert des nations du "camp de l'Ouest". Toute autre issue possible ayant été bloquée par le régime soviétique stalinien qui ne voulait pas d'un petit pays"frère" aux confins de l'Europe de l'Ouest et dans le respect des accords avec les Etats-Unis.
Les anciennes colonies portugaises (Angola, Cap-Vert Guinée, Mozambique), prennent leurs indépendances et basculent dans le giron géopolitique de l'URSS. Les guerres d'indépendance tournent toutes en guerres civiles provoquées par la guerre froide entre Etats-Unis et URSS. L'Afrique du Sud jouant un rôle majeur dans le soutien aux troupes capitalistes (Savimbi en Angola par exemple).
Idalio est ami avec Samora Machel Président d'Angola, et viendra aussi en aide au Mozambique.
Les relations avec les soviétiques seront toujours tendues. Idalio condamne les interventions militaires soviétiques chez ses "alliés" et le stalinisme. La direction du PCPortugais se trouve en partie obligée de suivre les soviétiques sous la menace de ne plus recevoir d'aide (financière et logistique; Alvaro Cunhal est réfugié à Moscou). Les dissentions au sein de la direction du PCP émergeront après la Révolution des Oeuillets, et donnera plusieurs vagues de départs. Idalio gardera toujours des liens importants avec le PCP, mais sans en être membre. Il refusera de revenir au portugal pour prendre la relève de son oncle, comme maire de Moura (et pour cause, après tant d'années passées en France!).
Idalio participera, avec une grande modestie, à de nombreuses initiatives culturelles, ou à leur émergences, en France et au Portugal. Il aurait aimé être comédien et écrire, lui qui n'avait pas dépassé le niveau collège, mais il était fort des traditions portugaises de culture populaire, de ses apprentissages culturels militants et de ses rencontres avec de grand-e-s artistes et intellectuels de gauche.
Idalio décède à Paris en 1998 d'un cancer de la gorge (un peu comme son ami Zeca Afonso). Après un hommage au Père Lachaise à Paris, ses cendres reposent à Lisbonne auprès de ses parents.



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